Le Muslim Expo de Charleroi n’a pas respecté sa charte

Dans un climat de suspicions qui n’a jamais pu être dissipé, Charleroi accueillait les 6 et 7 février derniers le salon Muslim Expo, petit frère francophone du salon anversois qui draine les foules depuis 2014 avec succès.

Dans un climat de suspicions, car les organisateurs avaient été déclarés par plusieurs observateurs comme étant proches de la mouvance des Frères musulmans. De plus, sur ordre des autorités communales de la ville (mais en accord avec les organisateurs), l’un des orateurs invités, Abouzaïd al-Mokri El Idrissi, n’avait pas pu prendre la parole, certains de ses propos antisémites étant remontés à la surface.

Quoi qu’il en soit, le salon s’était tenu sans incidents, accueillant 8000 visiteurs.

Une ligne non respectée
“Mais cette bonne tenue, c’est l’écran qui cache des coulisses beaucoup moins claires”, explique à La Libre Ramzi Zerqane, organisateur de l’événement anversois pour l’association Emdeo.

“Fin novembre, l’association l’Espace Averroès est venue nous trouver à Anvers. Ils étaient intéressés par notre succès et nous avons convenu avec eux qu’ils pourraient l’organiser à Charleroi en partenariat avec nous.”

Ensemble, Emdeo et l’Espace Averroès se mettent alors d’accord sur la ligne à suivre, celle qui offre au salon anversois une vraie identité : la présentation de la richesse culturelle musulmane, afin de la faire connaître au plus grand nombre. “A Anvers, notre but est d’offrir un espace pour que des initiatives puissent se faire connaître. Mais à Charleroi, Averroès n’a pas respecté cette ligne en transformant la Muslim Expo en un instrument politique et religieux. Ils se sont servis de notre réputation pour s’offrir un podium, ils n’ont jamais été transparents, et je m’interroge aujourd’hui sur leurs intentions initiales.”

Tout au long de l’organisation reconnaît Ramzi Zerqane, l’espace Averroès a pris des initiatives qui n’étaient pas convenues, notamment concernant le choix des orateurs. “Nous l’avons remarqué trop tard, trop occupés que nous étions à organiser le salon anversois. Quand des articles décriant les orateurs sont sortis dans les médias, nous nous sommes inquiétés, mais Ayoub Lamrini, le porte-parole du salon de Charleroi n’a jamais pu nous rassurer. Je n’ai moi-même aucune preuve pour dire que le salon de Charleroi était un salon organisé par les Frères musulmans, mais je demande qu’ils lèvent l’ambiguïté car cette ambiguïté jette une suspicion sur toute la communauté.”

Une histoire belge
Cette histoire est donc une histoire de “trahison” selon Ramzi Zerqane, qui explique que ses appels vers Charleroi pour obtenir des explications restent sans réponse et qu’il décide donc d’écarter l’espace Averroès de toute future collaboration.

Mais cette histoire est aussi l’histoire d’une organisation trop peu formelle. Ainsi, aucune charte de collaboration n’a été signée entre les Anversois d’Emdeo et l’Espace Averroès. Du côté de Charleroi, Ayoub Lamrini le rappelle d’ailleurs, tout en expliquant que l’édition fut un succès et qu’il attend de se mettre à table avec Emdeo pour décider de l’avenir.

Cette histoire est en définitive une histoire bien belge, qui trahit les divergences importantes existant entre les acteurs musulmans du pays. Emdeo veut faire de ses foires des événements commerciaux et culturels. L’Espace Averroès, quoi qu’il en dise, ne l’a pas voulu ainsi, en faisant du salon un espace également politique (au sens premier du terme), et “d’affirmation communautariste” jugeront certains.

Link: lalibre.be
Date: 12-02-2016

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